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        <title>les bottes rouges - livre</title>
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                <title>Où on va papa ? – Jean-Louis Fournier</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (jd)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 11 Nov 2008 20:35:00 +0100</pubDate>
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                     &lt;p&gt;Où on va papa ? – Jean-Louis Fournier&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://lesbottesrouges.hautetfort.com/media/00/01/791337885.jpg&quot; id=&quot;media-1388417&quot; alt=&quot;image_47865926.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Certains pourraient penser que je m’enthousiasme vite, d’autres que je suis ne suis pas tout a fait neutre devant un auteur arrageaois..mais le dernier livre de Jean Louis Fournier (élu d’ailleurs Prix Fémina quelques jours après ma lecture :-) Je le signale car c’est la première fois que ça m’arrive d’avoir lu un livre avant qu’il ne soit récompensé) est tout simplement bou-le-ver-sant.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Jean-Louis Fournier, l’ancien complice de Pierre Desproges a eu coup sur coup deux enfants lourdement handicapés, la tête « pleine de paille », dit-il simplement. A travers de courtes saynètes, il raconte la vie de ces deux enfants : Mathieu et Thomas, le petit dernier qui ne sait que &amp;nbsp;répéter sans fin: « Où on va, papa ? ». Cela se lit d’une traite et l’on cotoie à chaque page la drôlerie, le malheur, l’émotion, la tendresse, la fierté, la cruauté, la culpabilité aussi parfois, et l’amour. Surtout l’amour, omniprésent.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C’est un témoignage sublime, 150 pages de violence et d’amour, avec un style épuré de toutes complexités. Simple, sobre, d’une efficacité foudroyante.&lt;br /&gt; On pourra être surpris parfois par la dose d’humour face aux situations, mais c’est l’arme absolue de Fournier pour résister: la «Seule façon de survivre quand on figure au Top 50 des désespérés.», mais c’est surtout une formidable leçon de vie et de respect.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Vous ne connaîtrez jamais ce délicieux frisson qui vous parcourt des pieds à la tête, fait en vous un grand chambardement, pire qu'un déménagement, une éléctrocution, ou une exécution. Vous chamboule, vous tourneboule et vous entraîne dans un tourbillon qui fait perdre la boule et donne la chair de poule. Vous remue tout l'intérieur, vous donne chaud à la gueule, vous fait rougir, vous hérisse le poil, vous fait begayer, vous fait dire n'importe quoi, vous fait rire et aussi pleurer.&lt;br /&gt; Parce que, hélas, mes petits oiseaux, vous ne saurez jamais conjuguer à la première personne du singulier et à l'indicatif du présent le verbe du premier groupe : AIMER. »&lt;/p&gt; 
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                <title>Lacrimosa – Régis Jauffret</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (jd)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 11 Nov 2008 18:54:11 +0100</pubDate>
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                     &lt;p&gt;Lacrimosa – Régis Jauffret&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;Lacrimosa-140401_XL.jpg&quot; id=&quot;media-1388155&quot; src=&quot;http://lesbottesrouges.hautetfort.com/media/01/01/292338083.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt; Lacrimosa est une œuvre littéraire éblouissante. Au-delà d’un premier paragraphe à l’humour très corrosif, délirant, voire morbide qui m’a un peu déstabilisé, le reste du roman est une succession de phrases pesées, millimétrées, une vraie partition tout en pudeur et en tourments. Il s’agit d’une histoire d’amour partiellement racontée à travers une improbable correspondance. Régis est vivant, écorché vif, et s’adresse à une suicidée, qu’il appelle « Chère Charlotte » qui s’est pendue chez ses parents avec un foulard. De l’au-delà, elle lui répond, le nomme « mon pauvre amour » . « Chère Charlotte » et « mon pauvre amour» ont vécu une relation amoureuse un peu tourmentée. Rien d’extraordinaire apparemment entre deux personnes en mal de vivre. Ils ne se connaissent pas vraiment et partagent peu d’émotions. Il est écrivain, elle journaliste.. il partage sa vie « avec word », elle avec « un skipper », évidemment jamais là, et Régis, où c’est elle qui n’est jamais vraiment là. A travers leur correspondance, Régis essaie de comprendre cette relation et de lui donner un sens, voire de la sublimer. Il regrette celle qu'il n'a pas su comprendre, pleure celle qu'il n'a pas su faire rire, faire vivre ou simplement aimer. Charlotte est sans pitié, elle lui en veut et lui répond violemment, lui reprochant milles choses à la fois : &quot;Je me suis pendue à ta place car tu es trop douillet, trop couard, et tu aurais eu peur de te rompre le cou... Tu veux bien être un martyr à condition de pouvoir t’en vanter.&quot; Elle voulait des gestes d’amour quand il était encore temps, pas des lettres interminables, pleines de larmes et de sanglots. A travers ses propos, Jauffret fait sa propre auto-critique d’un écrivain qui même avec les plus beaux des mots ne ramènera jamais l’être aimé à la vie. Il ne se donne pas le beau rôle et est même le plus redoutable détracteur de sa vie. Il exprime sa difficulté à aimer, à profiter du temps présent. Il s’en veut de n’exister que parce qu’il est écrivain. « On dirait vraiment que je me suis suicidée pour ton plaisir d'en faire toute une histoire, une histoire sordide comme tu les aimes tant » lui crie même Charlotte. Régis Jauffret confesse son mal de vivre pour la première fois dans son œuvre, et réalise avec Lacrimosa un chef d’œuvre tragique et corrosif, un roman plein d’émotion et de mélancolie.&lt;br /&gt; &quot;Le chagrin n’est pas un feu, les larmes ne peuvent l’éteindre.&quot;&lt;/p&gt; 
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                <title>Les gens du Balto - Faïza Guène</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (jd)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 10 Oct 2008 23:02:28 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;!--StartFragment--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;les gens du balto.jpg&quot; id=&quot;media-1323707&quot; src=&quot;http://lesbottesrouges.hautetfort.com/media/02/00/1240476202.jpg&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;La littérature est une discipline géniale, et on prend un plaisir fou quand on déniche ce genre de petites merveilles qui ne paie pas de mine, ce style de petit roman qui ne vaudra pas à son auteur une collection à la Pléiade, ni l’honneur d’un Goncourt , certes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Certes, mais le nouveau roman de&lt;/span&gt; &lt;span&gt;Faïza Guène se lit avec allégresse. Oui, n’ayons pas peur des mots&amp;nbsp;: allégresse. Pas de verbiage, de page qu’il faut relire pour comprendre. Ici, on écrit comme on parle, comme on parle dans les endroits comme à joigny les Deux Bouts. L’intrigue, elle est simplissime&amp;nbsp;: un meurtre&lt;/span&gt; &lt;span&gt;a eu lieu à Joigny les deux Bouts, petite ville de banlieue, dernier arrêt de la ligne de RER. L’assassiné, c’est&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Joel Morvier, le patron du Balto, que personne ne va regretter car il cumule tous les défauts&amp;nbsp;: raciste,&amp;nbsp;acariâtre, avare, voleur et même un peu pervers. Tout Joigny les deux Bouts le déteste, mais tout Joigny s’y retrouve car c’est le seul&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; endroit pour se retrouver.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;Pour les gendarmes, le meurtrier se trouve parmi les habitués. Tour à tour,&lt;/span&gt; &lt;span&gt;Faïza Guène se glisse dans la peau de chacun de ses personnages, et même dans celui de Morvier. et l’on va démèler peu à peu avec eux les fils de l’intrigue.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Il y a Jacquot, le passionné des jeux télévisés, accro aux jeux a gratter, licencié de l’Usine qui était toute sa déprime et toute sa vie. Yéva, sa femme, son autre déprime, la grande gueule que Morvier reluque. Yeznig, leurs fils ainé &quot;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;i&gt;dit Bébé ou l'handicapé&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&quot; qui confond tous les temps, et&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Tanièl, &quot;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;i&gt;dit Tani, Quetur ou bon à rien&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&quot;, le jeune frimeur qui sèche les cours et a le coup de poing facile. Sa meuf, c’est Magalie, qui dit «&amp;nbsp;lol&amp;nbsp;» a la fin de ses phrases et qui fait croire à son keum qu’elle est enceinte, comme ça, juste pour rigoler..&amp;nbsp;un peu «&amp;nbsp;pétasse&amp;nbsp;» dirait Bégaudeau&amp;nbsp;;-)&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Il y a aussi les jumeaux Nadia et Ali qui débarquent tout droit de leur Planète Marseille, et qui ne s’intègrent pas de la même manière dans cette nouvelle cité…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Tous ces gens du Balto, c’est une certaine France dans laquelle arrive un malheureux faits divers. Au final, cela donne un polar étonnant, souvent très drôle, qui met en lumière les maux d’une frange de la population&amp;nbsp;: chomage, racisme, haine ordinaire.. Un roman plein de vérité, de poésie, de tendresse aussi parfois&amp;nbsp;; Et si l’on tend un peu l’oreille, on y entendrait presque comme un couplet de Grand Corps&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Malade…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;!--EndFragment--&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>Dara - Patrick Besson</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (jd)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 10 Oct 2008 22:16:39 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;dara.jpg&quot; id=&quot;media-1323629&quot; src=&quot;http://lesbottesrouges.hautetfort.com/media/01/01/129949624.jpg&quot; /&gt;Je vais peut-être arrêter un peu avec Patrick Besson. Décision brutale me direz-vous, mais provoquée par l’extrême lenteur avec laquelle j’ai lu l’un de ses romans a priori les plus abouti, Dara, salué en 1985 par le Grand Prix du roman de l'Académie française. Et pourtant, c’est vrai que voilà là un magnifique portrait de femme. Dara mystérieuse, envoûtante, enivrante qui fuit la Yougoslavie au moment où l’un des proches du victorieux Tito l’a demande en mariage. Rêvant de devenir une grande couturière à Paris, on la suit à travers différents témoignages dans ses pérégrinations, avec ses amis, ses amants, ses amours, en Italie puis à Paris…&lt;br /&gt; Il m’a semblé voir dans ce roman la fuite de la violence des hommes pour la recherche d’une vie simple rangée, qu’on ne trouve finalement jamais quand l’Histoire a décidé…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voilà, c'est évidemment bien écrit, très documenté, mais au final, Dara m'a un peu laissé sur ma faim...&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>Les lectures de l'été</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (jd)</author>
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                                                <pubDate>Sun, 10 Aug 2008 13:41:38 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;La paresseuse – Patrick Besson&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;la paresseuse.jpg&quot; id=&quot;media-1212763&quot; src=&quot;http://lesbottesrouges.hautetfort.com/media/00/01/925726105.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt; La paresseuse, c’est Cynthia. Eternelle adolescente, désinvolte, flâneuse, instable, c’est aussi une belle jeune fille blonde rencontrée par le narrateur lors d’un séjour linguistique en Angleterre. C’est la star du séjour et par chance, elle lui octroie le plaisir de quelques parties de tennis, quand elle n’oublie pas, ou quand elle n’a pas rencontré quelqu’un d’autre. A leur retour à Paris, leurs parents ont sympathisé en les attendant sur le quai de la gare. Ils deviennent proches. Cynthia est fascinante, elle l’hypnotise, l’obsède durant de nombreuses années, c’est l’amour qui va lui coller à la peau toute sa vie. Cynthia est jolie et elle le sait. Elle joue les capricieuses, les allumeuses, elle joue avec les sentiments, elle joue avec le cœur des hommes. Elle veut, elle ne veut pas. Elle en aime d’autres, elle ne les aime plus. La croqueuse d’homme sait qui est l’amour de sa vie, mais elle rêve de devenir chanteuse et s’embarque dans de drôles de relations. On a envie de la gifler, puis de la câliner, de la secouer puis de la prendre par la main ; Elle nous mène par le bout du nez comme elle mène le narrateur. Au final, c’est pour tous les deux une cruelle, délicieuse et durable histoire d’amour sur fond d’un Paris romantique. C’est l’apprentissage de la vie et des sentiments.&lt;br /&gt; Même s’il y a des éléments très troubles dans cette histoire et j’avoue même ne pas trop comprendre la fin, j’ai beaucoup apprécié ce roman et l’incroyable relation entre les deux jeunes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;br /&gt; Le vampire du stade Bollaert – Jean Christophe Macquet&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;le vampire du stade bollaert.jpg&quot; id=&quot;media-1212764&quot; src=&quot;http://lesbottesrouges.hautetfort.com/media/02/01/1278969247.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt; Idée sympathique que celle de l’éditeur Ravet-Anceau avec sa collection de polar en pays ch’ti . Même si j’avais été attiré par la couverture de « un vampire au stade bollaert » , j’avais quand même un peur de m’ennuyer avec un genre littéraire qui n’est pas forcément ma tasse de thé. Or, ce ne fut pas le cas du tout avec ce roman de Jean-Christophe Macquet, dévoré finalement en quelques heures de plages. Au menu: un crime terrible au cœur des tribunes de Bollaert, un criminel démoniaque, un commissaire de police devenu prêtre, une gendarmette sexy, des agents du Vatican, des messes noires dans les sous-sols d’Arras… tout n’est pas forcément toujours très clair, mais le suspense est là et, cerise sur le gateau, on y découvre avec joie certains lieux connus de sa région..&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Un pedigree- Patrick Modiano&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;un_pedigree_poche.jpg&quot; id=&quot;media-1212767&quot; src=&quot;http://lesbottesrouges.hautetfort.com/media/02/00/1123145860.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt; J’ai découvert le fameux Patrick Modiano à l’occasion de son dernier roman « dans le café de la jeunesse perdue » dont j’avais aimé la poésie. Il me reste maintenant à découvrir son importante bibliographie. Je commence par « un pedigree » où l’auteur a écrit « ces pages comme on rédige un constat ou un curriculum vitae, à titre documentaire et sans doute pour en finir avec une vie qui n’était pas la mienne.» Modiano raconte les vingt-et-une premières années de sa vie. Mais « un pedigree » ressemble à tout sauf a une autobiographie, et c’est là toute la réussite de l’écrivain. Il réussit en effet à nous raconter son enfance et son adolescence avec des listes de noms et de lieux (parfois jusqu'à l’overdose), des moments, des anecdotes… une vraie réussite. On y trouve un père homme d’affaire un peu louche sans cesse en voie de disparition et une mère comédienne souvent absente, parents d’un Modiano presque transparent à force de vouloir passer inaperçu...&lt;br /&gt; L’intérêt est de comprendre le parcours, les faits, les éléments de vie qui ont constitué le terreau de l’œuvre de Modiano. On pense à ces années d’errance, à ces années de pensionnat, ces balades bien sûr dans le Paris qu’il aime tant. Et l’on cherche l’élément clé, celui qu’on appelle le déclic. On le découvre rapidement et c’est écrit sans fioritures, avec une extrème pudeur : &quot; En février 1957, j'ai perdu mon frère (...) A part mon frère Rudy, sa mort, je crois que rien de tout ce que je rapporterai ici ne me concerne en profondeur&quot;. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;br /&gt; Le fils de l’homme invisible- François Berléand&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;le fils de l'homme invisible.jpg&quot; id=&quot;media-1212768&quot; src=&quot;http://lesbottesrouges.hautetfort.com/media/00/01/1142479455.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt; Autre autobiographie et histoire très touchante que celle du comédien françois Berléand, avec ce livre émouvant où l’on plonge dans les soucis psychologiques d’un enfant qui croit trop en ses histoires. S’il y a parfois quelques longueurs et quelques maladresses de style (il semblerait qu’il écrit comme s’exprimerait l’enfant, mais cela n’est pas toujours très clair), l’ensemble se lit avec un réel plaisir, car c’est un livre plein d’espoir et aussi un appel à la communication. En effet, malgré l’amour réel entre François et ses parents, on voit bien que l’absence d’une réelle communication entre eux est aussi la cause des problèmes psychologiques du garçon.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Un instant d’abandon – Philippe Besson&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;un instant d abandon.jpg&quot; id=&quot;media-1212770&quot; src=&quot;http://lesbottesrouges.hautetfort.com/media/01/01/1854523447.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt; Et la palme d’or est attribué à…… Et oui, le voilà encore, le champion de l’été, avec un roman magnifique. Depuis que Philippe Besson est entré dans ma bibliothèque, il a fait mouche quasiment à tous les coups&lt;br /&gt; C’est l’histoire d’un homme, Thomas Sheppard,un personnage chahuté par les flots de la vie, un personnage dont on ne sait pas grand chose au début sauf qu’il revient dans sa petite ville, sur la côte, au bord de la mer, après un long exil. Peu à peu, on comprend qu’il y a quelques années, il est parti du port de cette même ville avec son enfant alors qu’un avis de tempête vient d’être lancé, et qu’il est revenu seul le soir dans son bateau. Un accident.&lt;br /&gt; C’est donc un « monstre » qui revient sur les lieux, car il n’avait que là à aller, comme une épreuve pour une renaissance ; Et ce monstre va nous parler … de l’amour, de la vie, de l’enfermement, des souvenirs, de l’amitié.&lt;br /&gt; Abandonné par tous les habitants du village, il se rapproche toutefois de deux commerçants auprès de qui il se confesse. Rajiv, l’épicier pakistanais va tout connaître sur la disparition de l’enfant et Betty va comprendre pourquoi il est rentré au pays.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le charme de ce roman très âpre, très dur vient justement de, de ce chemin de croix que l’on suit avec Thomas Sheppard. Pour aimer « Un instant d’abandon » il faut se battre comme le personnage, contre soi-même, contre cette douleur décrite avec tant de poésie, avec l’aide de cette écriture si fluide. « Un instant d’abandon » baigne dans une athmosphère forte de douleur et c’est aussi une symphonie d’émotions qui nous submerge, un hymne à la rédemption, l’espoir d’une résurrection.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Car le passé, je reviens avec, il est mon fardeau. Ce qui est survenu avant que les hommes de la grand-route viennent me chercher, c'est indissociable de moi. J'aurai beau avoir coupé tous les ponts, détaché tous les liens, rompu tous les ligaments, j'aurais beau m'être fabriqué une nouvelle virginité ou une identité toute neuve, ceux d'ici ne seraient pas du genre à perdre la mémoire. Ils se souviennent de tout et ils ne m'absoudront pas. Ils ne pratiquent pas la miséricorde ni l'oubli. L'amnistie ne fait pas partie de leur vocabulaire. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Les Tribulations d’une caissière - Anna Sam&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;tribulations.jpg&quot; id=&quot;media-1212773&quot; src=&quot;http://lesbottesrouges.hautetfort.com/media/02/00/1211259047.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt; Anna Sama 28 ans, elle est titulaire d'un diplôme universitaire de littérature et a travaillé plusieurs années dans la grande distribution.Dans ce livre, elle saisit sur le vif les habitudes (plutôt mauvaises) des clients, leurs petits mensonges ou leurs manies. Elle fait un portrait au vitriol de chaque type de clients… et au final, c’est plutôt rigolo, même si –à mon avis- on en a fait un peu trop sur ce livre. Bon, à lire sur la plage, ça va : c’est rapide, pas besoin d’une concentration maximum, les enfants peuvent poursuivre en hurlant la construction de leurs chateaux de sable…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Accessible à une certaine mélancolie – Patrick Besson&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; alt=&quot;accessible a une certaine melancolie.jpg&quot; id=&quot;media-1212775&quot; src=&quot;http://lesbottesrouges.hautetfort.com/media/00/00/875096530.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt; Patrick Besson et Philippe Besson ne s’aiment pas. Enfin, je crois que –comme d’habitude- c’est Patrick qui a attaqué le premier. Moi, je les aime bien tous les deux. Enfin, il paraît que j’aime tout le monde….&lt;br /&gt; Dans Accessible à une certaine mélancolie, Patrick Besson nous relate la vie amoureuse de Milan, un reporter de guerre. Milan aime les femmes. On ne sait pas vraiment s’il les aime toutes ou s’il n'en aime aucune. Il s'est déjà marié deux fois, et veut se séparer de sa seconde épouse, il collectionne les maîtresses, et observe le monde froidement, sans jamais éprouver de sentiments. Au moment où il veut quitter sa seconde femme, Brigitte, celle-ci lui apprend à la fois qu’elle est enceinte et qu’elle a un cancer. Milan reste avec elle, mais rencontre celle qui va peut-être lui donner un semblant de définition au mot « amour ». Après tant d’années sans vraies émotions, cela ne va pas se faire sans violence. C’est un roman d’espoir sur un homme, qui jusqu’au bout refuse la résignation.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>En l'absence des hommes - Philippe Besson</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (jd)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 19 Jun 2008 22:06:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    En l’absence des hommes – Philippe Besson&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est l’été 1916, Vincent a seize ans, c’est un jeune bourgeois beau et cultivé. Il semble intouchable, indifférent à ce qui peut se produire autour de lui : il vit une existence tranquille dans l'hôtel particulier familial. Pourtant, autour de lui, à l’extérieur, c’est bien l’horreur de la Grande Guerre qui frappe de nombreuses familles. Cet été aurait pu être celui de l’insouciance et des rencontres légères et sympathiques dans Paris, ce ne le sera pas. L’été 1916, la vie de Vincent bascule, grâce à deux rencontres qui vont lui ouvrir les yeux, le cœur et l’esprit. Les deux rencontres essentielles de sa vie, le même mois. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://lesbottesrouges.hautetfort.com/media/01/01/266804204.jpg&quot; id=&quot;media-1083133&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;en labsencedeshommes.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première rencontre, c’est avec Marcel P., écrivain célèbre et d’âge mûr (qui, selon toute vraisemblance, semble  être  Marcel Proust) avec lequel Vincent va nouer une relation amicale bien que parfois ambiguë. En effet, l’un et l’autre l’appelle  bien trop souvent « amitié » pour qu’elle ne cache rien d’autre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;La deuxième rencontre, c’est Arthur, un soldat de 21 ans qui, profite d'une permission pour rendre visite à Blanche, sa mère, qui est la gouvernante de la famille de Vincent. Mais avant de rejoindre le front, l’horreur et la mort à Verdun, Arthur profite de ce séjour à Paris pour rentrer dans la vie bien tranquille de Vincent en lui déclarant son amour. . Durant sept nuits, ils vont se découvrir, s'aimer d'un amour fou, pur, sans contrainte. Débute alors le formidable « en l’absence des hommes », le premier roman de Philippe Besson. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se dégage de ce roman une énergie et une hargne incroyables, une envie de vivre, un véritable appétit d'amour et aussi beaucoup de désillusion et de tristesse, de bonheurs et de souffrances. Car, s’il est beaucoup question de guerre, elle sert aussi de décor et de contexte à une histoire d’amour très forte; D’ailleurs, peu d’importance qu’elle lie deux hommes. Comme dans «un homme accidentel» , le dernier ouvrage de l’auteur, je ressens le même sentiment : on fait complètement abstraction qu’il s’agit de deux hommes, et l’on rentre de plein fouet dans ce torrent d’amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le style, c’est tout en finesse et en sensibilité, et en pudeur, y compris sur les scènes érotiques. Les mots trouvent en permanence le chemin du cœur. Certes, la première partie en style narratif, avec des discours rapportés avec des « je dis » et « tu dis » en permanence, m’a un peu déconcerté, voire même agacé. Mais le contenu est tellement beau qu’on s’y fait finalement assez vite. Par contre, les échanges épistolaires qui composent la seconde partie sont bouleversants. Je n’évoquerai pas non plus la partie finale, qui nous emmène en émotion et en surprises vers un dénouement saisissant et déchirant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai lu une  critique de ce livre  qui disait « Avec ce magnifique roman, on sait que ce l'amour veut dire ». C’est une jolie explication de « en l’absence des hommes »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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                <title>La classe de neige - Emmanuel Carrère</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (jd)</author>
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                                                <pubDate>Sun, 08 Jun 2008 19:54:27 +0200</pubDate>
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                    La Classe de neige – Emmanuel Carrère&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://lesbottesrouges.hautetfort.com/media/01/02/1638371970.jpg&quot; id=&quot;media-1058862&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;la classe de neige.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Les folies et l’horreur ont obsédé ma vie » : c’est signé Carrère, dans l’époustouflant « roman russe » dont il est l’auteur et qui raconte un bout du chemin de l’être exécrable qu’il peut-être, mais si pétri de talent et de génie. Je suis fasciné par ce personnage, et par sa littérature, je suis fasciné par ces obsessions, et je me devais de lire l’exhaustivité de son œuvre. C’est le pourquoi de ma lecture cette semaine de « la classe de neige », Prix Fémina 1995, et adapté au cinéma quelques années plus tard par Claude Miller. Bien entendu, je n’étais pas certain d’apprécier le livre, d’autant plus que j’en étais resté à la page 99 de l’amie du Jaguar, son premier roman, dont je n’ai pas encore compris le sens. Mais, « La Moustache », « l’adversaire » et en effet « un roman russe » font partie indiscutablement de ma bibliothèque fétiche. « La Classe de neige » la rejoindra t-elle ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas a 9 ans. Il doit participer à une classe de neige pendant 13 jours avec ses camarades de classe. Mais ce n'est pas un garçon comme les autres - c'est un enfant inquiet,fragile, angoissé d’autant plus qu’il va perdre pendant plus d’une semaine la protection de  parents omniprésents. Pour preuve, le père décide d’aller conduire son fils lui même au chalet, malgré les 400 kilomètres, contre l’avis des instituteurs soucieux d’une bonne intégration, et ce par crainte des accidents d’autobus ! Malheureusement, en le laissant, il oublie de lui remettre son sac  et Nicolas se retrouve avec rien d'autre que les vêtements qu'il porte. Et les heures et les jours passent sans que le père ne rapporte le sac oublié dans la voiture. Nicolas commence à comprendre qu’il se passe quelque chose de bizarre et nous fait partager ses terribles angoisses.  Peu à peu, Carrère nous transmet le malaise grandissant du gamin qui nous font penser que le pire n’est pas loin. L’ambiance, est, comme souvent avec Carrère très lourde, pesante, voire malsaine, et on sait que le drame est au bout du roman. On ne peut s’empêcher d’avancer vite, de savoir si ce qu’on a deviné est vrai. Et on a mal , on angoisse également, on s’attendrit, on est terrrifiés, on prend pour pitié pour Nicolas… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c’est à nouveau formidablement écrit. On partage les angoisses de Nicolas, comme si on était avec lui, dans ce chalet, comme si on le suivait, dans ses escapades nocturnes, comme si on l’accompagnait sur son chemin..&lt;br /&gt;Carrère parvient, insidieusement, à nous persuader de l'imminence d'un danger. On ressent la menace comme si elle planait sur nous ; C’est du grand art. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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                <title>Odette Toulemonde et autres histoires - Eric Emmanuel Schmitt</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (jd)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 31 May 2008 14:55:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    Odette Toulemonde et autres histoires – Eric Emmanuel Schmitt&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://lesbottesrouges.hautetfort.com/media/00/02/984104880.jpg&quot; id=&quot;media-1043984&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1601620305.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup de fans d’Eric-Emmanuel Schmitt avaient été déçus par « Odette Toulemonde et autres histoires», son premier recueil de nouvelles …  Moi, j’ai beaucoup apprécié le second « la rêveuse d’Ostende », et notamment la nouvelle titre, qui m’a beaucoup marqué, ainsi que le style de l’auteur, son phrasé et son sens de la formule. D’autre part, pour avoir depuis lu pas mal de choses sur lui et nombre d’interviews, je trouve que c’est quelqu’un de subtil et de charmant, et je voudrais rapidement découvrir ses œuvres majeures, telles que « la part de l’autre » qu’on m’a décrit comme bouleversant.. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c’est vrai que parfois, ces histoires de femmes en quête de bonheur nous laissent un peu sur notre faim. C’est étrange à dire, et sans doute pas très respectueux de ma part, mais j’ai même tendance à trouver certains mécanismes rédactionnels assez faciles, mais on mettra cela sur le compte d’un livre « vite écrit » comme il l’explique lui-même… Mais Eric Emmanuel Schmitt est quand même un magnifique conteur de belles histoires, et j’ai tendance à vite pardonner aux gens que j’aime.... Car franchement, il n’y a en effet rien à redire sur le style, léché, propre, sur la description des personnages et des situations ; rien à dire non plus sur la maîtrise d’un certain suspens car toutes les nouvelles sans exception m’ont donné envie de tourner les pages et de connaître la fin de l’histoire….Non, il baigne juste dans l’athmosphère comme un léger goût d’inachevé quand même… mais rien de grave..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien de grave, car je ne regrette pas du tout cette lecture. Le livre nous permet, à travers ces histoires de Monsieur et Madame tout le monde, de réfléchir sur notre quotidien, nos faiblesses, nos lâchetés, certaines douleurs de la vie… avec toujours de la part de l’auteur une énorme capacité de tolérance, de respect et de compréhension.. Il y décrit souvent des êtres blessés qui s’interrogent sur eux. Il les décrit toujours avec bonté. Non, vraiment,  Eric-Emmanuel Schmitt est vraiment un type bien !&lt;br /&gt;Alors, même si « Odette Toulemonde et autres histoires » n’est évidemment pas le livre du siècle, il mérite qu’on s’y attarde avec tendresse, et  qu’on écoute la douce musique qui émane de mes deux coups de cœur du recueil : « la  Princesse aux pieds nus » ainsi que « le plus beau livre du monde » qui m’a d’autant plus touché car il s’agit d’une histoire de femmes en prison…  une douce musique tout en douceur et en émotion. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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                <title>J'étais derrière toi - Nicolas Fargues</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (jd)</author>
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                                                <pubDate>Sun, 18 May 2008 21:59:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    J’étais derrière toi – Nicolas Fargues&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« J'étais derrière toi&quot; , c’est l’histoire d’un classique : un homme trentenaire marié deux enfants, dont le couple bat de l'aile va  passer un week-end chez ses parents en  Toscane. Dans un restaurant, le serveur lui remet un billet écrit par une jeune femme avec juste ces mots &quot;j'étais derrière toi&quot; et un n° de téléphone. Cette petite phrase anodine mais symbolique va changer sa vie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://lesbottesrouges.hautetfort.com/media/00/01/1185292704.jpg&quot; id=&quot;media-1022612&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1223106724.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&quot;Pendant tout ce temps, toutes ces années, j'étais juste derrière toi, pas très loin, et tu ne m'as pas vue...&quot;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est vrai que ça ne va pas fort pour le héros au moment de son escapade italienne. Longtemps heureux, mari fidèle et amoureux, il connaît un premier « bug » en flirtant avec une danseuse de passage dans la ville, a Tanambo, au Madagascar.  L’épisode, qu’il avoue a sa femme Alexandrine, se transforme en cauchemar, avec une scène de violence conjugale d’une douleur monumentale. Malgré sa volonté de se racheter, son épouse lui maintient la tête sous l’eau, le tyrannise, l’humilie et décide de le tromper  également.   Alors quand le destin lui met Alice dans la tête et dans le cœur, la vie bascule. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Moi qui ne drague jamais, le désespoir me rendait prêt à tout.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; La jolie et cultivée étudiante italienne l'entraîne bien vite dans un monde de délices. Il se sent revivre.  Car le personnage est attachant,  et on a envie qu’il vive,  qu’il sorte des griffes de sa tyrannique Alexandrine et qu’il aille chercher pour toujours Alice à Romanze. On aime ses ambiguités : incapable d’assumer, en recherche permanente d’affection et de romantisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« J'ai du mal à imaginer qu'on puisse faire l'amour avec quelqu'un, même d'inconnu, même une unique nuit, sans qu'un lien fort en résulte. Deux corps qui se sont pénétrés, deux peaux qui se sont frottées l'une contre l'autre, deux salives qui se sont échangées, se doivent des comptes, on ne peut pas s'en tirer comme ça, même si chez la plupart des gens, de fait, ça n'engage à rien.&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, on le suit, on l’encourage, on a mal pour lui, on sent son cœur se déchirer de douleur quand l’absence d’Alice lui fait mal. On est au plus près de lui, car, en plus, pour nous raconter tout cela, Nicolas Fargues a choisi une forme originale puisque le narrateur s'adresse au lecteur en direct, dans un style presque parlé. L’effet est intéressant d’autant plus que le livre est d’un seul tenant, sans chapitres, ni même paragraphes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai passé un agréable moment a la lecture de ce roman, dévoré en quelques heures. Nicolas fargues a une écriture sage, mais un style vif et a de vrais parti pris, tant dans la rédaction, que dans certaines thèses développées. Il mérite d’être découvert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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                <title>Chaque femme est un roman - Alexandre Jardin</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (jd)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 09 May 2008 23:22:46 +0200</pubDate>
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                    On croit d’abord qu’Alexandre Jardion va nous raconter sa vie. Sa façon serait de le faire à travers les femmes qui ont compté pour lui. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://lesbottesrouges.hautetfort.com/media/01/00/1393511658.jpg&quot; id=&quot;media-1007880&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;258349947.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et Il y en a, dont certaines sont sacrément félées, d’autres sacrément amoureuses de lui, d’autres sacrément étonnantes : la voisine d’en face qui fait l’amour fenêtre ouverte, une lesbienne paparazzo qui garde l’oreille d’une de ses victimes dans le formol, sa compagne prénommée Liberté (c’est un prénom, ça ?) qui ne veut pas l’épouser, une Japonaise exaltée qui le confond avec Daniel Pennac et se refuse donc à lui au dernier moment, une romancière indienne qui claque sa fortune en cinq jours à Rome avec Gérard Depardieu , une gérante de cinéma qui retouche la fin des films quand ils sont tristes… etc….Et surtout sa mère. Mme Jardin, qui bouscule le quotidien, refuse les habitudes, brûle les livres, vend ses maisons à l’insu du plein gré de tout le monde et exige de ses amants qu'ils se fassent tatouer un point d'interrogation sur leur sexe !!... &lt;br /&gt;Comment croire à la moitié de ces histoires ???, Et non, on ne croit pas une seconde à ces aventures farfelues, et c’est ça qui nous étonne !! Alors, certains jugeront cela agaçant. De toute façon, il est agaçant. Et c’est sans doute encore plus agaçant pour ceux qui le trouvent agaçant de le voir en tête de gondole, invité des plateaux et leaders des hits parades… mais quel phrasé ! Moi, j’adore son style ! Il redonne du lustre aux adjectifs, il met de la sensibilité dans chaque virgule, il écrit malin comme un singe, à la fois modeste et égocentrique, délirant et sérieux, respectueux et grossier ! C’est d’un enthousiasme fou, chaque page est un courant d’air de plaisir ! Il accélère, il ralentit, il rit, il s’étonne, il revient, nous questionne : un vrai jeu avec les histoires, avec les mots, avec nos vies, pour mieux en comprendre certaines choses.&lt;br /&gt;C’est vrai qu’au départ, j’avais espéré portraits disons plus….réalistes, mais c’est vraiment un livre léger et drôle qui se lit avec grand plaisir.&lt;br /&gt;Après coup, le titre de son livre sonne aussi comme un vrai clin d’œil : « chaque femme est un roman ». Ce livre pseudo-autobiographique est un véritable roman. Et je ris de ce commentaire idiot d’un libraire lu dans un forum internet « Jardin veut encore nous parler de lui sur plus de 300 pages, mais se rend-il compte qu’il n’intéresse personne ? ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et alors, je pense aux propos de son éditrice, Françoise Verny, qui lui aurait dit « Echappe-toi du piège de la sincérité. Ecrire du roman, c'est duper les autres et soi-même avec enthousiasme. » Mission réussie M. Jardin !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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