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        <title>les bottes rouges</title>
        <description>Lectures, pensées, citations...</description>
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                <title>Ingrid Betancourt libérée, Ségolène royal déplacée</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (jd)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 03 Jul 2008 23:07:49 +0200</pubDate>
                <description>
                    Ingrid Betancourt libérée, Ségolène royal déplacée&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ingrid Betancourt vient d’être libérée. Beaucoup de sites d’information très bien conçus nous donnent toute l’info à savoir, et je vous laisse les parcourir et découvrir (ou redécouvrir) notamment cette fameuse et émouvante lettre écrite il y a quelques mois à sa mère. Ces images, ces paroles, ces embrassades sont de vrais moments de bonheur… Je voulais juste réagir à chaud sur une déclaration que vient de faire Ségolène Royal, en visite au Quebec. Ci-dessous l’extrait de Libé :&lt;br /&gt;« L'ancienne candidate à la présidentielle socialiste Ségolène Royal estime que le président Nicolas Sarkozy n'est &quot;absolument pour rien&quot; dans la libération d'Ingrid Betancourt, affirmant qu'&quot;une récupération politique serait décalée&quot;. &quot;Tout le monde le sait, c'est une opération colombienne rondement menée qui a bien marché, qui prouve que les négociations avec les Farc étaient inutiles et n'avaient débouché sur rien&quot;, a estimé Mme Royal en visite à Québec pour le 400e anniversaire de la ville. &quot;Nicolas Sarkozy n'a été absolument pour rien dans cette libération&quot;, a-t-elle ajouté devant un petit groupe de journalistes. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://lesbottesrouges.hautetfort.com/media/02/02/1776214712.jpg&quot; id=&quot;media-1106503&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;UNE_2008_07_03.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette femme est insupportable. Socialiste convaincu, je ne peux plus supporter qu’elle porte mes idées.  J’ai consulté les sites et lu pas mal de choses ces dernières heures, il ne me semble pas que le président français se soit accordé un quelconque mérite sur ce sujet. L’Elysée a même reconnu que l’intervention colombienne leur était inconnue ! Tout le monde sait que je suis loin d’être un  sarko-fan, mais encore une fois, l’ex candidate nous montre une incapacité totale à maîtriser sa haine de Sarkozy et une profonde méconnaissance (s’il était besoin) des problématiques et enjeux internationaux. Et en ces jours de bonheur, de paix et d’espoir, est-ce le moment de polémiquer ? Même Jean-Marie Le Pen ne l’a pas fait !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et une nouvelle fois, c’est François Hollande qui fut à la hauteur de l’événement, et ses déclarations l’honorent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Morceaux choisis sur le site de Libé :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François Hollande :&lt;br /&gt;« le chef de l'oppposition socialiste François Hollande s'est dit &quot;très heureux&quot; pour Ingrid Betancourt et &quot;toute sa famille&quot;, remerciant &quot;tous ceux qui ont participé à cette libération&quot;. » Il souligne sur France Info le rôle de la diplomatie française dans la libération d'Ingrid Betancourt, une cause qui a dépassé «les clivages, les sensibilités»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée :&lt;br /&gt;Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, confirme que la France n'a «pas pris part» à l'opération de mercredi. «Nous n'avons pas été surpris, dans la mesure où &quot;l'idée de manœuvre&quot;, comme disent les militaires, était connue et nous avait été communiquée par les autorités colombiennes voici déjà plusieurs mois» mais «il est vrai que nous ne l'attendions pas à ce moment-là».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ingrid Betancourt&lt;br /&gt;Je veux (...) dire merci au président Sarkozy qui a tant lutté pour moi, avec ma famille, mes enfants, avec maman, ma soeur&quot;, a dit Ingrid Betancourt, dans son message retransmis par les télevisions françaises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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                <title>En l'absence des hommes - Philippe Besson</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (jd)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 19 Jun 2008 22:06:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    En l’absence des hommes – Philippe Besson&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est l’été 1916, Vincent a seize ans, c’est un jeune bourgeois beau et cultivé. Il semble intouchable, indifférent à ce qui peut se produire autour de lui : il vit une existence tranquille dans l'hôtel particulier familial. Pourtant, autour de lui, à l’extérieur, c’est bien l’horreur de la Grande Guerre qui frappe de nombreuses familles. Cet été aurait pu être celui de l’insouciance et des rencontres légères et sympathiques dans Paris, ce ne le sera pas. L’été 1916, la vie de Vincent bascule, grâce à deux rencontres qui vont lui ouvrir les yeux, le cœur et l’esprit. Les deux rencontres essentielles de sa vie, le même mois. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://lesbottesrouges.hautetfort.com/media/01/01/266804204.jpg&quot; id=&quot;media-1083133&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;en labsencedeshommes.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première rencontre, c’est avec Marcel P., écrivain célèbre et d’âge mûr (qui, selon toute vraisemblance, semble  être  Marcel Proust) avec lequel Vincent va nouer une relation amicale bien que parfois ambiguë. En effet, l’un et l’autre l’appelle  bien trop souvent « amitié » pour qu’elle ne cache rien d’autre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;La deuxième rencontre, c’est Arthur, un soldat de 21 ans qui, profite d'une permission pour rendre visite à Blanche, sa mère, qui est la gouvernante de la famille de Vincent. Mais avant de rejoindre le front, l’horreur et la mort à Verdun, Arthur profite de ce séjour à Paris pour rentrer dans la vie bien tranquille de Vincent en lui déclarant son amour. . Durant sept nuits, ils vont se découvrir, s'aimer d'un amour fou, pur, sans contrainte. Débute alors le formidable « en l’absence des hommes », le premier roman de Philippe Besson. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se dégage de ce roman une énergie et une hargne incroyables, une envie de vivre, un véritable appétit d'amour et aussi beaucoup de désillusion et de tristesse, de bonheurs et de souffrances. Car, s’il est beaucoup question de guerre, elle sert aussi de décor et de contexte à une histoire d’amour très forte; D’ailleurs, peu d’importance qu’elle lie deux hommes. Comme dans «un homme accidentel» , le dernier ouvrage de l’auteur, je ressens le même sentiment : on fait complètement abstraction qu’il s’agit de deux hommes, et l’on rentre de plein fouet dans ce torrent d’amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le style, c’est tout en finesse et en sensibilité, et en pudeur, y compris sur les scènes érotiques. Les mots trouvent en permanence le chemin du cœur. Certes, la première partie en style narratif, avec des discours rapportés avec des « je dis » et « tu dis » en permanence, m’a un peu déconcerté, voire même agacé. Mais le contenu est tellement beau qu’on s’y fait finalement assez vite. Par contre, les échanges épistolaires qui composent la seconde partie sont bouleversants. Je n’évoquerai pas non plus la partie finale, qui nous emmène en émotion et en surprises vers un dénouement saisissant et déchirant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai lu une  critique de ce livre  qui disait « Avec ce magnifique roman, on sait que ce l'amour veut dire ». C’est une jolie explication de « en l’absence des hommes »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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                <title>La classe de neige - Emmanuel Carrère</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (jd)</author>
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                                                <pubDate>Sun, 08 Jun 2008 19:54:27 +0200</pubDate>
                <description>
                    La Classe de neige – Emmanuel Carrère&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://lesbottesrouges.hautetfort.com/media/01/02/1638371970.jpg&quot; id=&quot;media-1058862&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;la classe de neige.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Les folies et l’horreur ont obsédé ma vie » : c’est signé Carrère, dans l’époustouflant « roman russe » dont il est l’auteur et qui raconte un bout du chemin de l’être exécrable qu’il peut-être, mais si pétri de talent et de génie. Je suis fasciné par ce personnage, et par sa littérature, je suis fasciné par ces obsessions, et je me devais de lire l’exhaustivité de son œuvre. C’est le pourquoi de ma lecture cette semaine de « la classe de neige », Prix Fémina 1995, et adapté au cinéma quelques années plus tard par Claude Miller. Bien entendu, je n’étais pas certain d’apprécier le livre, d’autant plus que j’en étais resté à la page 99 de l’amie du Jaguar, son premier roman, dont je n’ai pas encore compris le sens. Mais, « La Moustache », « l’adversaire » et en effet « un roman russe » font partie indiscutablement de ma bibliothèque fétiche. « La Classe de neige » la rejoindra t-elle ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas a 9 ans. Il doit participer à une classe de neige pendant 13 jours avec ses camarades de classe. Mais ce n'est pas un garçon comme les autres - c'est un enfant inquiet,fragile, angoissé d’autant plus qu’il va perdre pendant plus d’une semaine la protection de  parents omniprésents. Pour preuve, le père décide d’aller conduire son fils lui même au chalet, malgré les 400 kilomètres, contre l’avis des instituteurs soucieux d’une bonne intégration, et ce par crainte des accidents d’autobus ! Malheureusement, en le laissant, il oublie de lui remettre son sac  et Nicolas se retrouve avec rien d'autre que les vêtements qu'il porte. Et les heures et les jours passent sans que le père ne rapporte le sac oublié dans la voiture. Nicolas commence à comprendre qu’il se passe quelque chose de bizarre et nous fait partager ses terribles angoisses.  Peu à peu, Carrère nous transmet le malaise grandissant du gamin qui nous font penser que le pire n’est pas loin. L’ambiance, est, comme souvent avec Carrère très lourde, pesante, voire malsaine, et on sait que le drame est au bout du roman. On ne peut s’empêcher d’avancer vite, de savoir si ce qu’on a deviné est vrai. Et on a mal , on angoisse également, on s’attendrit, on est terrrifiés, on prend pour pitié pour Nicolas… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c’est à nouveau formidablement écrit. On partage les angoisses de Nicolas, comme si on était avec lui, dans ce chalet, comme si on le suivait, dans ses escapades nocturnes, comme si on l’accompagnait sur son chemin..&lt;br /&gt;Carrère parvient, insidieusement, à nous persuader de l'imminence d'un danger. On ressent la menace comme si elle planait sur nous ; C’est du grand art. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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